En 2024, la Communauté de Communes du Minervois au Caroux a enregistré une baisse significative des ordures ménagères résiduelles (OMR). Le tonnage d’OMR est passé de 2 435 tonnes en 2023 à 1 423 tonnes en 2024, soit une réduction de 71 kg par habitant par an, ce qui représente une diminution de 42%. Cette tendance à la baisse est une bonne nouvelle pour l’environnement et témoigne des efforts de tous en matière de réduction et tri des déchets.
L’objectif de la Redevance Incitative était de réduire la quantité d’ordures ménagères : on peut dire que c’est réussi, puisque tous ensemble, nous avons atteint les chiffres espérés dès la première année.
Pour autant, il est important de poursuivre sur cette lancée, car le déchet reste un coût.
Bien que la quantité d’ordures ménagères ait diminué, les coûts de gestion des déchets continuent d’augmenter. Divers facteurs économiques et structurels l’expliquent.
comme au sein d’un foyer, l’inflation touche tous les postes de dépenses : carburant, assurances, fournitures, électricité, etc.
Les coûts de traitement des déchets ont augmenté, notamment parce qu’ils sont soumis à la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP), multipliée par 3 en 5 ans.
Les déchets jetés dans la colonne de tri (emballages et papiers) sont à leur tour triés, une fois arrivés à l’usine de La Bruguière (81). Le pourcentage de déchets mal triés est appelé taux de refus. Si ce taux dépasse 40%, la benne complète est déclassée et facturée en ordures ménagères, soit à minima 10 fois plus cher.
Le taux de refus pour nos déchets recyclables (Tri) était de 33,50% au premier trimestre 2025.
Ce taux de refus élevé signifie qu’on peut agir pour faire baisser ce surcoût en triant mieux !
La Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) a été instaurée par l’Etat, pour inciter à réduire notre impact environnemental. Elle vise à prendre en compte les coûts des pollutions et des nuisances environnementales. Elle est basée sur le principe du «pollueur-payeur», ce qui signifie que si on génère de la pollution, on doit en assumer les coûts.
et si vous avez un trou de mémoire, rendez-vous p. 12 de L'Actu 14.
Si les emballages et papier sont emboités, oui, ça fait moins de volume, mais arrivées à l’usine, ces boites imbriquées ne vont pas pouvoir être triées correctement sur la chaine automatisée. Elles seront alors comptabilisées dans les refus de tri !
Le sac en plastique est un emballage qui se trie, alors si j’utilise un sac en plastique pour transporter mon tri jusqu’à la colonne, je le vide dans la colonne, et une fois vidé, je peux le jeter à son tour dans la colonne de tri.
Par contre, si je jette mon sac de tri sans le vider, il sera comptabilisé dans les refus de tri !
Cela dégrade la qualité du tri et fait augmenter le taux de refus. En effet, un déchet mal orienté est payé 2 fois => une fois en tant qu’emballages, une fois en tant qu’ordures ménagères puisque le refus repart dans cette filière. C’est la double peine puisque ce surcoût se retrouve dans les charges du service et par rebond sur la facturation aux usagers.
Depuis de nombreuses années, papiers et emballages doivent être déposés dans la même colonne, qu’elle soit bleue ou jaune, puisqu’ils sont tous destinés à la même usine de tri. Les colonnes de tri, renouvelées par tranche, seront à terme, toutes jaunes : vous pouvez y jeter sans crainte vos papiers et cartonnettes.
à noter : les gros cartons bruns nécessitent d’être déposés en déchèterie.
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